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Programme de marquage

Le programme BARGIP est en cours sur le bar vous pouvez regarder l’affiche du programme.

Une autre étude vise à mieux connaitre le taux de survie des espéces relachées affiche taux survie

DILEMES

fig_01_gisements_mouliers

Après deux années de travail, le 15 novembre s’est tenue la réunion de présentation des résultats du projet DILEMES mené conjointement par l’IFREMER et le CRPBN. Ce projet portait sur la dérive des larves de moules émises en différents points des côtes du Calvados et de l’Est Cotentin et avait pour objectif de répondre aux questions suivantes : « Comment fonctionnent ces gisements en eau profonde ? D’où viennent les larves qui les colonisent ?», questions importantes pour les professionnels afin de gérer au mieux ces gisements.

Le cycle biologique de la moule, Mytilus edulis, possède une phase larvaire pélagique au cours de laquelle les larves sont transportées par les courants avant de se fixer sur des fonds propices à leur développement. Un outil de modélisation a été développé pour représenter la circulation des masses d’eau et validé à l’aide de bouées dérivantes.

Premiers stades du cycle biologique de la moule Mytilus edulis (source Toupoint 2011)

Premiers stades du cycle biologique de la moule Mytilus edulis
(source Toupoint 2011)

Les résultats de l’étude montrent l’importance des conditions météorologiques, et tout particulièrement du vent, sur la dérive larvaire des moules en baie de Seine. Des vents soutenus de secteur NE favorisent les transferts de larves de l’Est vers l’ouest le long des côtes du Calvados, tandis que des vents soutenus de secteur SW activent les processus d’auto-recrutement pour les gisements de l’Est Cotentin.

Circulation_SW

Effet d’un vent SW constant de 40 jours sur la dérive larvaire : les gisements de l’Est Cotentin s’auto-alimentent.

Circulation_NE

Effet d’un vent de NE constant de 40 jours sur la dérive larvaire : les gisements du Calvados alimentent les gisements de l’Est Cotentin.

En baie de Seine, les vents ne sont jamais constants sur 40 jours, mais ces scénarios schématiques permettent de comprendre l’effet des vents dominants sur la dispersion larvaire. Une simulation effectuée pour les conditions de vents réels de 1991 (année de recrutement exceptionnel, avec des périodes non continues de vents de NE soutenu) montre un transport larvaire des gisements du Calvados vers les gisements de l’Est Cotentin.

1991_calv_drif41 1991_calv_drif31

Concentration larvaire issue d’un gisement du Calvados à T0+30j et T0+40j. Vent réaliste, année 1991 (Modèle MARS3D Ifremer)

Perspectives

Il serait intéressant de compléter le panel des scénarios analysés et de prendre en compte le comportement natatoire des larves.


Le suivi pérenne des gisements mouliers, selon un protocole de campagne identique chaque année, est crucial pour l’évaluation du recrutement. Des résultats plus pertinents en matière de connectivité entre les gisements pourront être obtenus en étendant la couverture spatiale des échantillonnages aux gisements du Calvados.

Des campagnes de suivi des pontes et de suivi spatial d’abondance larvaire associés à des mesures de paramètres environnementaux (salinité, température, chlorophylle, flore phytoplanctonique, …) permettraient d’améliorer la connaissance des dates de ponte et aussi de la phase pélagique, données nécessaires à la modélisation du transport larvaire.

Le rapport est téléchargeable en cliquant sur le lien suivant :

ftp://ftp.ifremer.fr/ifremer/lern/romain/DILEMES/